On apprend tous les jours. Aujourd’hui, j’ai découvert deux mots que je ne connaissais pas : la philophobie et la gamophobie.
Je ne savais pas que la peur de tomber amoureux ou la peur du mariage pouvaient être considérées comme des phobies. Au premier abord, ces deux termes semblent désigner la même chose, mais ils sont en réalité différents.
La philophobie est la peur de tomber amoureux ou de développer une relation affective profonde. La gamophobie, quant à elle, est la peur du mariage ou d’un engagement durable. Une personne peut donc aimer sincèrement quelqu’un, mais être terrifiée à l’idée de franchir l’étape de l’engagement.
En découvrant ces deux notions, j’ai commencé à repenser à certains comportements que l’on observe autour de nous. Ces hommes et ces femmes qui commencent une histoire avec enthousiasme, puis, lorsque la relation devient plus sérieuse, prennent leurs distances, repoussent les discussions sur l’avenir, trouvent des prétextes ou mettent brusquement fin à la relation.
Bien sûr, cela ne signifie pas que toutes ces personnes souffrent de philophobie ou de gamophobie. Les relations humaines sont bien plus complexes que deux définitions. Mais savoir que ces peurs existent m’a rappelé une chose : nous jugeons parfois trop vite les autres sans connaître ce qu’ils vivent réellement.
Peut-être que derrière certains comportements se cachent une déception passée, une trahison, une peur d’être abandonné ou simplement une blessure qui n’a jamais vraiment guéri.
Cette découverte ne m’a pas donné toutes les réponses. En revanche, elle m’a appris un nouveau vocabulaire et m’a surtout invité à regarder les relations humaines avec un peu plus de nuance et d’empathie.
Après tout, apprendre un nouveau mot, c’est parfois découvrir une nouvelle façon de comprendre le monde.


